Les routes touristiques en France

Route de la Guerre de Vendée en Anjou - Circuit 2 (Maine-et-Loire)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 2 de la Route historique "de la Guerre de Vendée en Anjou" dans le Maine-et-Loire

Partez sur les traces des Guerres de Vendée sur le territoire des Mauges à Gesté en passant par différentes localités des Mauges.

À la veille de la Révolution, le Pays des Mauges est calme ; ses habitants s’adonnent à leurs activités habituelles, principalement l’agriculture et le tissage. Ils sont attachés à leurs valeurs traditionnelles, notamment la religion catholique et la monarchie à travers la personne du Roi, même si des réformes sont ardemment souhaitées, comme en témoignent les cahiers de doléances.

La mort de Louis XVI fera de lui un martyr et renforcera dans l’esprit des Vendéens le lien entre la liberté de pratiquer leur religion et la monarchie. C’est pourquoi leurs étendards porteront la formule "Dieu et le Roi".

Enfin, en ce début de 1793, l’Europe est coalisée contre la révolution. Ainsi pour pallier l’insuffisance des forces militaires, la Convention décide-t-elle le 24 février la levée de 300 000 hommes, les patriotes surnommés "Les Patauds", étant dispensés de cette conscription. Cette dernière mesure porte à son comble la fureur vendéenne et provoque ce qui sera appelé plus tard "La Guerre des Géants".

L’annonce de la conscription parvient à Gesté (km 0), le samedi 2 mars 1793 en plein marché. La nouvelle est fort mal reçue. Le 12 mars, le tirage au sort se déroule normalement en présence de 260 hommes d’armes. Les Gestois, comme la plupart des Vendéens, ne veulent pas envoyer leurs hommes défendre une patrie qui leur refuse la liberté religieuse à laquelle ils sont si profondément attachés.

Ils s’arment comme ils peuvent, vont rejoindre les insurgés des communes environnantes et participent à la première campagne qui, après quelques victoires, échoue devant Nantes. Tous ne passent pas la Loire. Deux d’entre eux accompagnent le marquis d’Elbée, blessé 14 fois lors de la déroute de Cholet, qui demande l’hospitalité à Charette dans l’île de Noirmoutier. Ils sont pris et fusillés comme lui par les révolutionnaires.

Après Gestéà peine 2 km avant Villedieu sur la D246 (4 km), prenez à droite au lieu-dit le Petit Moulin. Le 1er février 1794 a lieu une bataille à Gesté qui voit la victoire sur la colonne infernale du général Étienne Cordellier des Vendéens commandés par Jean-Nicolas Stofflet. Une croix commémorative en granit rose 2 rappelle l’événement au lieu-dit "le Petit Moulin".

Les Républicains reviennent cependant dans la commune quatre jours plus tard et massacrent 138 habitants dont plusieurs sont fusillés dans le châteauLe bourg est incendié. Les Gestois y reviennent prudemment. Les origines de l'église locale remontent au XVe siècle. En 1794, durant la guerre de Vendée, l'édifice en place est presque totalement rasé.

Prenez la D 67, puis à 100 m à gauche la route de Tillières. Continuez jusqu‘au Château du Plessis (47° 09′ 53″ N, 1° 06′ 25″ O). Engagez-vous à pied dans l‘allée de la Bourie face au château. Le 5 du même mois, la colonne du général Cordelier fait prisonnier tous les habitants et les fusillent à la lueur de l’incendie du château du Plessis .

Geste le chateau du plessis routes touristiques de maine et loire guide du tourisme du pays de la loireUne croix commémorative (la croix du Plessis) est implantée par le Souvenir Vendéen sur l’ossuaire de ce massacre d’environ 300 personnes, dont principalement des femmes, des enfants et des vieillards. Une plaque commémorative a été apposée par le Souvenir Vendéen en 1969. 

La chapelle de la tour sud-est date de la construction du Château du Plessis. Elle est épargnée, ainsi que les deux tours, lors de l'incendie allumé par la colonne du général Cordelier en 

Gesté perdit près d’un tiers de ses habitants pendant la Guerre de Vendée et mit une cinquantaine d’années à reconstruire un bourg avec une nouvelle église, et un nouvel aménagement du centre bourg.

Poursuivre vers Villedieu-la-Blouère via la D246 (6 km), prendre la rue de la Meranderie et la rue Saint-Joseph pour un arrêt au Lieu-dit Saint-Joseph du Chêne La révolution de 1793 n’a pas vraiment touché la paroisse de la Blouère car la commune ne se situe pas sur les axes de communication mais en plein milieu des bois. Malgré tout, quelques Théopolitains sont massacrés.

Le 25 avril 1793, un jeune homme originaire de Saint-Germain, atteint d’un coup de fusil au bas-ventre lors de l’attaque de la Chapelle-du-Genêt le 23 avril, arrive dans la métairie de la Sauvagère. Il s’agit de Jean Fleury qui est mort des suites de ses blessures. Certains disent que la commune a été protégée grâce à la commanderie du Temple dans la paroisse. Etait-ce le cas pour Villedieu ? Peut-être mais rien n’est sûr.

Après la création de la paroisse de Villedieu-la-Blouère en 1834, Maître Johannes (Jean-Baptiste Dreux) aurait aimé créer une manifestation autour du chêne de la Grange. Il meurt avant. C’est l’abbé Peltier, curé de Villedieu, qui crée un pèlerinage autour du chêne de la grange, sans doute le plus vieux chêne d’Europe. Comme il faut relancer la ferveur des paysans des Mauges suite à la révolution, le curé organise une mission.

Un soir de printemps 1856, le père Nicolas Louis Lamoureux, chargé de prêcher cette mission, donne l’idée de placer dans le creux du chêne de la grange une statue de Saint Joseph . L’affaire est rondement menée et le 28 août 1856, une statue sculptée dans la pierre blanche de Migné dans la Vienne est érigée. C’est le début d’un pèlerinage qui depuis perdure.

Toussaint Simon Ragueneau est capitaine de l’armée de Charette. Il appartenait à une très vieille famille des Mauges qui avait pour armes "d’azur à trois melons couchés d’or deux et un". C’était un fort bel homme, dont le visage tenta le crayon de David d’Angers qui fit de lui un portrait actuellement au musée d’Angers.

En bas de l’estampe, cette inscription : "Toussaint Simon Ragueneau, de Vie Dieu, âgé 50 ans, capitaine de l’armée vendéenne, armée de Charette". Son portrait a été réalisé par David d’Angers le jour de l’inauguration du monument en l’honneur de Bonchamps érigé dans l’abbatiale de Saint-Florent-le-Vieil.

En cet hiver 1793-94, arrive à Nantes avec son régiment, un jeune homme qui a été tiré au sort le 8 frimaire an II (8 décembre 1793) à Bouconvilliers dans l’Oise. Il s’appelle Jean-Baptiste Dreux. Il arrive dans une région a feu et à sang. Il décide alors de déserter l’armée et de traverser la Loire. Il est poursuivi par les gendarmes, mais réussit à leur échapper. Ainsi à Gesté, il se cache à la ferme Templaud où les colonnes infernales sont passées.

Il arrive enfin à Villedieu, village intact puisqu’étant en dehors des grands chemins de communication. Les colonnes infernales ne se sont pas aventurées dans l’épaisse forêt qui recouvre encore le territoire. ll s’établit chez le menuisier Mérand. Un étranger à Villedieu en cette époque troublée, cela attire les enfants.

Curieux, ils viennent dans l’atelier du père Mérand voir ce Picard qui a un drôle d’accent. Il commence alors à instruire ces enfants qui n’ont jamais été à l’école. Il change de nom et se fait appeler « Maître Johannes ». Bientôt, l’atelier est trop petit. Les gens de Villedieu décident donc d’installer une école dans l’ancien château de la Commanderie que la commune vient d’acquérir comme bien national.

C’est lui, « Maître Johannes » le premier instituteur de cette nouvelle école. Il a des liens privilégiés avec l’abbé Mongazon du collège de Beaupréau. Ce dernier apprécie chez Maître Johannes, l’homme et l’instituteur, qui lui fournit d’excellents élèves. Reconnu par la population, très écouté, il est élu au conseil municipal. Il fait changer les mentalités et évoluer les esprits.

Après avoir transformé les rues du bourg et les chemins, alors impraticables l’hiver, il décide de créer une paroisse à Villedieu et de construire une église, réalisation chère à son cœur. Cette décision de créer une nouvelle paroisse a d’énormes répercussions sur l’équilibre de la communauté de Villedieu et de La Blouère. Il meurt le 11 décembre 1845 à l’âge de 74 ans. C’est tout juste si un petit tertre marque sa sépulture qui a aujourd’hui totalement disparu.

Geste bataille de geste routes touristiques de maine et loire guide du tourisme du pays de la loireOn ne sait pas où il est enterré dans le cimetière de Villedieu. C’est l’histoire d’un Bleu qui après avoir déserté se mit au service des Blancs et donna le meilleur de lui-même.

Entreposées dans l'église de Saint Christophe de la Blouère depuis 1993, Les cénotaphes sont des pierres tombales datant du Moyen-Âge, elles sont couramment attribuées aux chevaliers de l'Ordre de Malte et pourtant leur origine reste un mystère. Il semblerait que les cénotaphes aient un lien avec le prieuré de Saint Christophe de la Blouère de la Commanderie de Templiers établis tous les deux sous Foulques Nerra.

Cette visite vous fera plonger dans cette période moyenâgeuse pleine de mystères.

Continuer vers Saint Philbert-en-Mauges via la D146 (11 km). 23 habitants de la paroisse prennent les armes avec à leur tête le sieur d’Anthenaise (dit petit Renard) et participent à la plupart des combats de la région. Le 1er février 1794, une partie des troupes de Crouzat, chassée de Gesté par l’armée vendéenne cantonne à Saint Philbert. 6 enfants dont l’aîné à moins de 9 ans sont massacrés ainsi que 4 femmes au lieu-dit "les Cimbrenières".

Saint Philbert-en-Mauges se trouvait à l’époque sur un axe assez fréquenté qui allait de Gesté au May-sur-Evre. Le 6 juin, des soldats républicains massacrent 6 habitants au lieu-dit "Bois Girault". Il y a, dans les archives communales, un registre datant de la Révolution où il est mentionné que 39 certificats de résidence ont été établis pour des personnes ayant séjourné dans la commune à partir de 1792.

La plupart d’entre eux étaient propriétaires ou rentiers du sud-ouest (Gers, Lot-et-Garonne et Haute-Garonne). Le registre ne parle pas de la raison de leur venue. Stationnez votre véhicule près de l‘église. Entrez dans l‘édifice. François Davy est curé de la paroisse en 1776. Élu maire en 1790, il est arrêté en mai 1792 et exilé en Espagne. Il revient dans la commune en 1796 et exerce son ministère clandestinement. Il est rétabli dans ses fonctions en 1802.

Il décède le 29 mai 1816. Les combattants sont organisés en compagnies de paroisses d’une cinquantaine d’hommes qui forment l’infanterie : neuf compagnies formant un bataillon. Les officiers sont élus, et les grades les plus élevés sont pourvus par l’élite de la paroisse, c’est-à-dire les roturiers.

L'église de Saint Philbert-en-Mauges est une des rares églises de la région n'ayant pas souffert des Guerres de Vendée. Dédiée à Saint Philbert, elle fut construite au XIIe siècle. En 1811, le curé Davy demande des objets de culte de première nécessité détruits par les ravages de la guerre, notamment un tabernacle. Les murs de l’église témoignent de nombreux remaniements, mais la structure initiale, à nef unique d’origine romane a été conservée.

Les demandes d’aides adressées au préfet restent sans réponse. En 1838, le curé écrit : « je vois avec peine que mon église est trop petite, la foule se presse autour et trouble le recueillement. Les quelques charrois de pierres que les métayers font gratuitement, seront sans doute la seule offrande qu’ils pourront apporter ». La partie la plus ancienne est le chœur. Derrière l’autel se trouve un retable datant du XVIIIe siècle.

Le presbytère 2 , juste à côté, comprenant 2 étages date de 1770. A l’intérieur se trouve un escalier de chêne et granit. C’est un chef d’œuvre d’artisan.

Suivre la D146 jusqu'au village de Chapelle-du-Genêt (15 km). Arrêtez-vous à la Croix-Deniau, près du stade municipal. Une croix du souvenir : une plaque commémorative de l’association de la Vendée Militaire apposée le 17 avril 1994 rappelle la mémoire de Marie-Catherine Gaultier née Deniau, et celle de Pierre Moreau, 15 ans, fusillés au champ des martyrs d’Avrillé respectivement les 18 janvier 1794 et 10 février 1794.

Célestin Port relate une importante bataille qui se déroule sur le plateau de La Chapelle-du-Genêt et à Beaupréau, les 22 et 23 avril 1793 entre l’armée vendéenne et l’armée de Gauvilliers expulsée de Beaupréau après l’avoir occupée.

Les Vendéens tombent sur l’armée bleue et l’écrasent. Avant de fuir jusqu’à Chalonnes, Gauvilliers perd cinq canons, laisse près de 1200 prisonniers dont ses canonniers d’Eure-et-Loir et les gardes nationaux de Luynes. Les rues sont jonchées de morts.

La population capellogenestoise a payé un lourd tribut à la guerre de 1793-1794. Des 813 habitants de 1791, ils ne sont plus que 617 en 1794 puis 521 en 1806. La dépopulation s’explique par la conjonction de trois facteurs : un engagement maximal dans l’insurrection, une forte participation à la Virée de Galerne et le passage des colonnes infernales.

Dans un cahier « Paroisses et soldats de l’armée vendéenne » consacré à La Chapelle-du-Genêt, Dominique Lambert de la Douasnerie dresse une liste de 68 insurgés, de 115 victimes et de 72 demandeurs de pension en 1817.

Yves-Michel Marchais naît à Beaupréau le 24 mars 1726, orphelin à 4 ans de sa mère puis de son père, riche marchand de la ville, morts à quelques jours d’intervalle en février 1730. Recueilli par son oncle, un marchand cirier, il fait ensuite ses études au collège de Beaupréau, avant de gagner le séminaire sulpicien d’Angers.

Après un passage comme vicaire à Saint-Augustin-des-Bois, il arrive à la cure de La Chapelle-du-Genêt en 1757, devient vicaire aux côtés du curé Claude Mondain avant de lui succéder en 1763. Affilié à la société des prêtres de Beaupréau en 1758, il en devient le directeur en 1773. De 1771 à 1776, de l’âge de 12 ans à 17 ans, Jacques Cathelineau est l’élève d’YvesMichel Marchais, à la cure de la Chapelle-du-Genêt.

Ceci permet de comprendre comment un homme d’origine modeste, colporteur de son état, mais ayant acquis une solide instruction et une personnalité peu commune auprès d’un prêtre lui-même hors du commun, put être nommé premier général en chef d’une armée populaire. Le curé Marchais est arrêté en mai 1792, avant d’être conduit et emprisonné à Angers le 17 juin, avec 400 autres prêtres réfractaires du département.

La prise d’Angers par l’armée vendéenne le 18 juin 1793 le libère de sa cellule. Il regagne sa paroisse au cœur du pays insurgé. Après la défaite de Cholet, le 17 octobre et le départ des Vendéens pour la Virée de Galerne, il reste en place, se cache, vit clandestinement et partage le sort de ses paroissiens, victimes des colonnes infernales. Il meurt parmi les paroissiens à La Chapelle-du-Genêt en 1798.

L’homme d’Église passera plus de 40 ans dans la localité et marquera les esprits de son ministère. Un magnifique coffre en bois massif trône dans le presbytère. Il provient de la ferme de Soulanger où une cachette a été aménagée dans une grange. Marchais s’y cache et y célèbre des messes clandestines auxquelles assistent les paroissiens et les fidèles de toute la région. Le coffre aurait également servi de cachette à Urbain Loir Mongazon, le curé et supérieur du collège de Beaupréau.

Suivre la direction de Beaupréau-en-Mauges via la D756 (19 km). En arrivant à Beaupréau vous découvrez deux clochers de part et d‘autre du parc qui rappellent qu’avant 1789, deux paroisses existaient mais aussi deux administrations différentes : - la ville de Beaupréau entourée de remparts, peuplée de fonctionnaires, de bourgeois, et de commerçants et le bourg de Saint Martin habité par des tisserands et des ouvriers agricoles.

Prenez à gauche la rue Mongazon. Le Collège de Beaupréau-en-Mauges fondé en 1710 s’est développé au XVIIIe siècle. L’abbé Darondeau fait construire en 1780 le complexe central avec les deux ailes en équerre, qui est donc tout neuf à la révolution. En 1793, le collège déserté depuis deux ans abrite un important hôpital militaire vendéen. Revenez sur vos pas, et montez la rue Durfort Civrac, rue menant au château. Laissez-y votre véhicule.

Beaupreau en mauges routes touristiques de maine et loire guide du tourisme du pays de la loireLe Château de Beaupréau-en-Mauges est alors propriété de la Maréchale d’Aubeterre. Il présente un corps central Renaissance flanqué de grosses tours moyenâgeuses. La construction guerrière a peu à peu cédé la place à la résidence de plaisance. En 1793, le château héberge dans ses énormes souterrains un stockage d’éléments pour la fabrication de la poudre ainsi que l’imprimerie officielle de l’armée catholique : journaux, assignats...

Le Château de Beaupréau-en-Mauges sert de prison dès le premier jour de l’insurrection à une trentaine de Patriotes qui seront grâciés par d’Elbée. Le Château va, au fil des batailles, changer de mains. C’est aussi dans ce château que se tient au soir de la bataille de Cholet (17 octobre) le conseil de guerre qui décide de la Virée de Galerne.

Beaupréau-en-Mauges est envahi par les troupes républicaines qui se livrent à leurs excès habituels : massacre des blessés au Collège (300 victimes) et incendie du Château. Kleber, ayant servi sous les ordres du Maréchal d’Aubeterre qu’il estimait, fait éteindre l’incendie et sauvegarde l’édifice. Dans les douves du Château, en décembre 1793 périssent 130 réfugiés capturés dans le parc.

Place du Marché, se trouve l’auberge du Plat d’Étain (rue d’Aubeterre), lieu de rencontre, les jours de marché, fréquenté par Jacques Cathelineau. En sortant des douves ,devant vous, une bâtisse au chevet arrondi. La Collégiale Sainte-Croix fondée au XVIe siècle : c’est là que se réunissait le corps électoral d’où sortirent les assemblées révolutionnaires.

Prenez la rue du Chapitre et traversez la place du Marché pour accéder à la rue du Sénéchal et enfin à droite à la rue d‘Anjou. La rue d’Anjou est, à l’époque, artère principale de la ville. La maison des enfants de chœur est le théâtre d’un affreux massacre (100 à 150 femmes et enfants). Propriété privée. Reprenez votre véhicule et remontez la rue du Commerce. Passez devant la Mairie actuelle et découvrez devant vous l‘église.

Dans l’église Notre-Dame actuelle construite au XIXe siècle, sont agrémentés de magnifiques vitraux dont deux sont classés : celui des chefs vendéens et celui des curés de Beaupréau parmi lesquels M. Mongazon, d’abord vicaire à Saint Martin puis professeur au Collège.

Beaupreau en mauges eglise notre dame de beaupreau verriere des generaux vendeens routes touristiques de maine et loire guide du tourisme du pays de la loireUn médaillon illustre l’épisode suivant : M. Mongazon, caché à la Gâtine, allait être arrêté par les limiers de la République. Surpris à la ferme, il voulut rejoindre sa retraite : une cabane dans un taillis mais une épaisse couche de neige venait de recouvrir le sol et l’empêchait de masquer sa fuite. Il ne dut son salut qu’à la présence d’esprit de la bergère qui lâcha son troupeau de moutons. Celui-ci, en piétinant, effaça les traces de pas dans la neige et brouilla les pistes.

Pour accéder à la Loge, prenez la rue Mont de Vie. Juste après les feux tricolores, rue de la Pépinière, remarquez sur votre gauche une croix. Continuez sur la rue de la Pépinière, enfin au rond-point tournez à droite. La Loge, aujourd’hui centre culturel. C’est dans cette résidence modeste que 2000 paysans viennent chercher d’Elbée au matin du 13 mars 1793 pour le mettre à leur tête.

Début de l’épopée qui se termine pour d’Elbée dans les fossés du château de Noirmoutier. Une plaque ainsi qu’une croix dans la rue de la Pépinière, dons du Souvenir Vendéen, rappellent son souvenir. Aujourd’hui, dans le centre culturel de la Loge, la médiathèque a été construite sur la base des murs épais du Logis à l’intérieur duquel les poutres ont été conservées.

La cheminée d’époque est encore visible ainsi que les murs des écuries (aujourd’hui salle Cathelineau et salle Bonchamps)

Autres sites visibles : En janvier et février 1794, les colonnes infernales multiplient leurs massacres dans toute la région des Mauges. Au Vigneau, l'ancienne route du Fief-Sauvin où se déroule un des plus noirs épisodes de la terreur. 200 à 300 personnes, sans défense, réfugiées dans les taillis des coteaux de l’Èvre, sont surprises par les républicains, exécutées et jetées à la rivière.

Aujourd’hui, au sommet du coteau, se dresse un monument en granit offert par le Souvenir Vendéen pour en perpétuer la mémoire. Le 31 janvier 1794, non loin du château de Barot, une trentaine de paroissiennes et de paroissiens de Saint Martin accompagnés de leur curé, M. Clambart, se refugient dans un hallier de grands ajoncs jugé impénétrable à proximité des Ragonnières sur la route de La Chapelle-Aubry.

Un chien y suit son maître, il en sort et y amène les soldats de la République en fuyant devant eux. Tous ceux qui s’y trouvent sont alors massacrés, à l’exception de deux ou trois personnes qui ne sont pas découvertes, parmi elles le curé Clambart. La croix de l’Egrasseau posée par l’association le Souvenir Vendéen le 29 septembre 1985 témoigne aujourd’hui de cet épisode sanglant.

Laissez-vous conter l'histoire de cette ville de Beaupréau-en-Mauges en flânant dans les ruelles pittoresques du vieux Beaupréau. Vous y admirerez ses anciennes bâtisses dont les occupants avaient un rôle de premier ordre dans l'histoire locale.

Ce parcours touristique passera par Andrezé via la route du Haras (26 km). Laissez votre véhicule place de l‘église, dans le centre-bourg d‘Andrezé. Avant la révolution de 1789, la paroisse d’Andrezé a la particularité d’être à la limite sud du diocèse d’Angers. En effet, Bégrolles et le May-sur-Evre appartiennent au diocèse de la Rochelle. En franchissant la Planche à eau sur le Beuvron, près de l’Abbaye de Bellefontaine, on change d’autorité religieuse.

Dans le bourg d’Andrezé, une cinquantaine de tisserands manœuvrent leurs métiers dans des caves sombres et humides. Début 1794, un détachement du Général Cordelier, connu pour avoir conduit une des colonnes infernales, stationne une quinzaine de jours dans le bourg, utilisant l’église comme écurie et comme grange pour ses chevaux.

La plupart des maisons et des fermes d’Andrezé sont incendiées, ainsi que le château des Hayes-Gasselin , et le moulin à vent situé à l’emplacement actuel du château du Moulin-Brûlé construit en 1880. Au total, la population a perdu, pendant cette période, environ 300 habitants combattants et civils confondus.

Les habitants, qui ont échappé aux massacres, sont cachés dans les bois environnants. Andrezé est la commune qui a vu naître l’abbé Cantiteau. A découvrir aussi le château de la Morinière, construit en 1853 par Cyr-Charles Bourcier, président de la cour d'appel d'Angers, près du premier château médiéval construit en 1404 et détruit pendant les guerres de Vendée.

Prendre la direction du chemin des Canons via la D91 (31 km). Ce chemin conduit à l'abbaye de Bellefontaine située à Bégrolles-en-Mauges en traversant le Beuvron, un petit cours d'eau sur une passerelle restaurée. De Bégrolles-en-Mauges, prenez à pied le chemin à gauche de la chapelle qui descend jusqu‘au Beuvron. Passez le Beuvron et rejoignez le Chemin des Canons.

Chemin des canons routes touristiques de maine et loire guide du tourisme du pays de la loireLe chemin des Canons est un chemin creux reliant la commune d'Andrezé à l'abbaye Notre-Dame-de-Bellefontaine dans lequel étaient postés les soldats républicains. Les soldats républicains qui l’empruntaient redoutaient ce passage aussi étroit que profond, boueux aux premières pluies, les rendant vulnérables à toute embuscade des Chouans.

Ils avaient d’ailleurs du mal à y faire manœuvrer leurs affûts de canons dont les essieux trop larges s’accrochaient aux parois de schiste. On imagine avec peine qu’il s’agit là d’une vieille route qui menait de Cholet à Beaupréau au XVIIIe siècle. Ce lieu chargé d’histoire en a gardé le nom. C'est aussi ici qu'une partie des Vendéens remonteront vers la Loire au soir de la déroute de Cholet.

Une croix imposante en granit, la Croix de Jeanne qui court, aujourd'hui cassée mais restaurée avec une petite croix métallique, fut érigée vers 1860 par Pierre Chupin, métayer de la Ferme du Boulay. Cette croix a été placée selon le vœu de sa fille Jeanne.

Le bocage : la route de Nantes à Saumur par Chemillé traverse la commune d’ouest en est par la Befferie et l’Aubronnière. Une route existe de Beaupréau au May-sur-Evre. Pour aller à Cholet, il faut emprunter des chemins difficiles comme le Chemin des Canons. Seuls peuvent y circuler les piétons, les cavaliers ou les charrettes tirées par des bœufs. Les petites parcelles de terre sont entourées de haies épaisses.

Plusieurs sont en jachère couvertes de genêts. C’est dans ce cadre peu propice aux armées de métier que va se développer le soulèvement populaire de mars 1793.

En 1790, il ne reste que quatre moines feuillants à l'abbaye Notre-Dame-de-BellefontaineL’heure de la tourmente n’épargne pas l’abbaye. La révolution est là : les cloches se taisent, les moines se dispersent, le mobilier est vendu,, l'abbaye transformée en prison puis achetée en 1791 par un notable d’Andrezé, commune voisine. En 1793, les archives sont brûlées, l’abbaye sert de prison.

La petite chapelle toute proche du monastère constitue toujours un lieu de rassemblement pour les fidèles et le premier général des armées vendéennes, Cathelineau, surnommé le "saint d’Anjou", viendra s’y recueillir. le soulèvement vendéen est là qui place Bellefontaine au milieu de l’effroyable carnage dont les Mauges sont la proie entre 1790 et 1801.

Descendez à droite de l‘abbaye Notre-Dame-de-Bellefontaine vers la chapelle de Bon-Secours. La Chapelle de Bellefontaine, appelée Bon Secours reçoit depuis des temps immémoriaux les gens des Mauges qui viennent en pèlerinage, près d’une vierge. Une source d’eau pure, que l’on dit bonne pour laver les yeux, participe au succès du lieu. Cathelineau vient se recueillir à Bellefontaine. La chapelle fut détruite rapidement.

Seule la tour du XVIIe siècle surmontant la source est encore visible. Après leurs premières victoires, les Vendéens ramènent leur vierge à Bellefontaine et rebâtissent une modeste chapelle. Mais la défaite de Cholet lance 80 000 personnes sur le chemin de l’exil vers le nord. Les Vendéens passent par Bellefontaine et prennent avec eux leur chère statue. C’est la "Virée de Galerne" qu’illustre la seconde fresque de la chapelle.

Aujourd’hui, la statue est perdue : certains disent qu’elle est tombée dans la Loire, d’autres qu’elle n’est pas perdue pour tout le monde...

Dans le bourg de Bégrolles-en-Mauges, en face de l‘église, il reste d’avant la Révolution "le Logis". C’est un élément de façade, devant un escalier (non visible). Cet immeuble est au XVIIIe siècle la demeure de la famille Tharreau. Le grand-père a sa plaque mortuaire dans l’église. Le plus célèbre frère Tharreau, Jean Victor, est enrôlé dans le 22e bataillon de volontaires en 1792. Il finit sa carrière militaire comme général d’Empire.

La prochaine étape de ce circuit de mémoire sera Torfou, en passant par Sèvremoine (37 km) via la D147, puis les D91 et D753 (52 km). Le , la bataille de Torfou, aussi connue sous le nom de bataille de Tiffauges, voit la victoire des troupes vendéennes contre les Républicains de Kléber récemment arrivés de Mayence.

Cette victoire est commémorée par l'édification d'une colonne, vers 1828, par les soins du marquis de la Bretesche.

Fin de cette deuxième étape de cette Route historique "de la Guerre de Vendée en Anjou".

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 3 de la route historique "de la Guerre de Vendée en Anjou".

Pour vous rendre sur la route historique "de la Guerre de Vendée en Anjou"

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Par respect pour les habitants et l'environnement, merci de respecter les panneaux signalétiques et consignes. Merci de respecter le droit de propriété et de ne pas pénétrer sur les terrains privés.

Nos coups de coeur sur la route historique "de la Guerre de Vendée en Anjou"

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Date de dernière mise à jour : 11/07/2021